La photogravure ou gillotage

Technique moderne pour obtenir des clichés par photographie et morsure à l’acide embrassant trois procédés d’impression : en relief, à plat et en creux. Toutefois, on doit réserver ce nom à l’impression en relief, ou plus précisément à la phototypogravure.
Le travail de photogravure représente le traitement de toutes les illustrations et de leurs associations pour former une page en couleurs.

Repères historiques
Le 21 mars 1850, Firmin Gillot fait breveter son invention, la « panéiconographie », connue également sous le nom de « gillotage ». Gillot étant lithographe (voir lithographie), il décida d’appliquer la technique du report lithographique pour fixer, par décalque, l’image à reproduire sur toute espèce de support, métal ou pierre, d’où le nom de son procédé. Il ne restait plus qu’à monter en relief cette image au moyen d’un acide jusqu’à ce que ce relief fût suffisant pour s’imprimer typographiquement avec le texte. L’intervention ultérieure de la photographie allait permettre le report automatique et conduire à la technique de la « photogravure ».
Charles Gillot, fils de Firmin, ouvrit en 1876, rue Madame, à Paris, le premier atelier de photogravure qui ait fonctionné en France.

Procédé technique
Appartient à la gravure et plus précisément à la gravure chimique. Apparue lors de l’exposition universelle de 1900, cette nouvelle technique remplaça la gravure sur bois pour les tirages en une seule couleur.
Après avoir photographié le document ou l’objet que l’on souhaite reproduire, on détache la pellicule du cliché obtenu pour l’appliquer « à l’envers » sur une plaque de zinc sensibilisée. Le tout ayant été exposé à la lumière pour fixer l’image, on lave la plaque afin de dégager les blancs et l’on procède par morsures successives à l’acide pour obtenir les creux nécessaires.
S’il y a lieu, la gravure est ensuite retouchée à la main. On a perfectionné ce procédé en y ajoutant des teintes ou modelés dégradés, d’abord grâce à l’emploi de grains de résine et en procédant à des morsures, ensuite en décalquant des « fonds » dont il existe une grande variété et qui sont constitués de points ou de motifs de grosseurs diverses, plus ou moins rapprochés les uns des autres. Ils donnent à l’impression une gamme de gris très riche, d’où leur vient leur nom de « grisés ».

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