L’aquatinte

Cette technique est un dérivé de l’eau-forte qui permet d’obtenir une surface composée de points plutôt que de traits.

Procédé
Au début du travail, des particules de résine de colophane sont saupoudrées sur la plaque, qui est ensuite chauffée pour les faire fondre et adhérer à la surface. Cette fine poussière forme un réseau de petits grains, autour desquels l’acide pourra creuser. Comme pour l’eau-forte, la morsure peut être plus ou moins profonde, selon l’effet désiré. Enfin, on dissout la résine et on encre la structure granuleuse creusée dans la plaque. A l’impression, on obtient une surface constituée de points.

Caractéristiques
Sur le plan visuel, ces différents grains sont perçus comme des demi-tons, allant du gris léger au noir soutenu. Cette technique est souvent employée en complément de l’eau-forte. Elle correspond alors au lavis ajouté à un dessin à la plume, créant des ombres avec des effets de teinte.

Repères historiques
Une série d’expériences par divers artistes a conduit à la mise au point de l’aquatinte au XVIIIe siècle. Le Prince revendique en 1768-69 l’invention de ce qu’il nomme la manière au lavis. Peu après, Goya lui donne ses lettres de noblesse.

Les Impressionnistes, notament Degas, Manet, Pissarro et Mary Cassatt, vont aimer ses nuances tonales. Depuis lors, l’aquatinte n’a cessé d’être utilisée, principalement en complément à l’eau-forte.

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